Applications, Éthique, Réseaux de neurones

Votre tête me dit quelque chose : tout sur la reconnaissance faciale

Écrit par Ilyes Talbi · 2 min lecture >

Pour faire une pause concernant la présentation théorique des réseaux de neurones, j’ai décidé de remettre la partie IV à plus tard. Aujourd’hui, je vous parle d’une de leurs nombreuses applications possibles : la reconnaissance faciale. Un des intérêts de l’intelligence artificielle est qu’elle permet d’analyser, de façon souvent très précise, des images ou des vidéos. Ceci a rendu possible la reconnaissance de visages par des ordinateurs. Dans cet article, nous allons voir comment fonctionne la reconnaissance faciale.Applications modernes

On retrouve aujourd’hui cette technologie dans plusieurs applications. Le premier exemple qui me vient à l’esprit est évidemment Face Id, la technologie d’Apple pour déverrouiller son iPhone ou effectuer des achats. De même, dans les applications photos de nos smartphones, cette technologie permet le focus automatique sur les visages. Amazon utilise la reconnaissance faciale de façon assez originale. Certaines de leurs boutiques aux Etats-Unis, sont équipées d’un système qui reconnait votre visage lorsque vous prenez un produit et débite votre compte bancaire automatiquement, sans que vous n’ayez à passer en caisse.
Google utilise ce genre d’algorithme, si vous recherchez une célébrité sur google images en mettant l’une de ses photos, Google vous donnera le nom de la célébrité en question.Les réseaux de neurones pour faire marcher tout ça

Quel que soit l’algorithme utilisé, il faut disposer de photos stockées dans une base de données de la personne que l’on souhaite identifier. Ensuite en comparant l’image dont on dispose avec celles de la base de données, on peut identifier la personne sur la photo. Cette technique permet aussi d’identifier une personne dans un groupe de plusieurs personnes.

La première étape est d’identifier si un visage est présent sur la photo. Ensuite, l’algorithme doit reconnaître le visage de la personne sur la photo. La difficulté de cette tache vient du fait que d’une photo à l’autre, votre visage est différent. Par exemple, l’éclairage de la photo n’est pas toujours le même. De même la posture que la personne a sur la photo est différente (on vous voit les rigolos qui aiment les grimaces farfelues haha 😊). Il faut savoir que plus on dispose d’images d’une même personne plus il sera facile pour l’algorithme de la reconnaître sur une photo.

Les méthodes de reconnaissance faciale se divisent en 2. D’une part, les méthodes 2D qui reposent sur le calcul de distances caractéristiques sur le visage de la personne. Les méthodes de reconnaissances 3D sont plus complexes à réaliser mais beaucoup plus fiables.

Il se trouve que les réseaux de neurones sont très efficaces lorsqu’il s’agit de reconnaître des formes et des visages dans une photo ou une vidéo. Eh oui !! Encore eux !! Pour se faire on introduit d’abord une mesure de similarité entre deux images (donc une distance au sens mathématiques du terme). Pour calculer cette similarité, plusieurs éléments sont pris en compte : l’écart entre les yeux, les sourcils, la forme du nez, la bouche, … Le visage ayant la plus petite similarité (plus la distance est faible plus on est proche), est celui qui correspond le plus probablement au visage que l’on recherche. On paramètre alors notre réseau pour que si deux photos correspondent à la même personne, la distance soit le plus faible possible. Une fois la phase d’apprentissage effectuée, l’efficacité du réseau de neurone pour trouver un visage est exceptionnelle.

Une dimension éthique est à prendre en compte

Ces technologies de reconnaissances faciales posent des questions d’éthiques. En effet, elles peuvent être vue comme une entrave à la liberté de se déplacer ou l’on veut sans être constamment repérés. L’utilisation des bases de données est un point essentiel à ne pas négliger. En Europe, l’utilisation de la reconnaissance faciale est très réglementée, beaucoup plus qu’aux Etats-Unis. Donc ne vous inquiétez pas, l’ouverture d’une boutique automatisée, comme celle d’Amazon, en France n’arrivera pas de sitôt à mon avis.

L’étape que l’on est en train de franchir est celle de la reconnaissance des émotions en fonctions des traits du visage. Certains systèmes de reconnaissances faciales modernes sont capables de reconnaître la joie, la peur ou l’anxiété. Cette technologie est utilisée dans certains endroits pour détecter les comportements suspects et assurer plus de sécurité. Le plus troublant dans tout ça, c’est que certains ordinateurs reconnaissent mieux les émotions que des managers expérimentés…

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